Les ressources humaines dans l'industrie minière : Nicolas Bolduc, Surintendant général chez Agnico Eagle


/RadFiles/Documents/ADS_NOUVELLES/LISTE/0/INMQ-actualites-defaut.jpg

Natif de l’Abitibi-Témiscamingue, Nicolas Bolduc évolue au sein de l’industrie minière depuis 15 ans. Agissant actuellement comme surintendant général des ressources humaines chez Agnico Eagle pour les opérations au Canada, il a acquéri au fil du temps une expérience solide en ressources humaines. Portrait d’une carrière impressionnante au sein de l’industrie minière.

C’est grâce aux stages qu’il a pu découvrir son intérêt pour les ressources humaines « On m’avait demandé de coordonner le dossier sur l’équité salariale à la mine Louvicourt. C’était un beau projet de stage de quatre mois. J’ai ainsi découvert cet univers qui nécessite une grande polyvalence et j’ai aimé ça! », exprime le surintendant.

Gradué en 2001 à l‘Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue au baccalauréat en administration des affaires option des ressources humaines, il a débuté sa carrière au sein d’Agnico Eagle. Après cinq années d’expérience dans l’industrie minière, Agnico Eagle lui a proposé une nouvelle opportunité à la mine Goldex. Il devint alors surintendant pour travailler au démarrage de la mine. « Je me souviens d’une journée portes ouvertes que nous avions organisée au Forestel de Val-d’Or pour annoncer le projet et rencontrer des chercheurs d’emplois. Après une journée, nous avions 1 000 CV. Des boîtes de CV! On est parti avec ça et on a débuté notre processus de recrutement à l’intérieur de la nouvelle division », se remémore Nicolas Bolduc.

En 2010, avec la croissance de l’organisation et le démarrage de plusieurs mines, Agnico Eagle lui a offert le poste de surintendant à la mine La Ronde afin de coordonner les ressources humaines et la formation. « À la mine Goldex, j’avais une petite équipe sous ma responsabilité et là, je me suis retrouvé avec une équipe d’environ douze personnes. Le défi était vraiment intéressant! », explique Nicolas Bolduc.


Depuis 2013, il est surintendant général des ressources humaines pour les opérations au Canada. Tout ce qui est en lien avec les ressources humaines du Québec et du Nunavut est réalisé en étroite collaboration avec lui. « Après 15 ans, je constate que le domaine des ressources humaines est très enrichissant et évolue très rapidement. On apprend tous les jours! Je suis un gars de l’Abitibi et, d’avoir eu l’opportunité de travailler dans ma région natale et dans mon domaine d’étude, c’est super. Ma carrière va bien. Je me plais dans mon rôle et j’aime les défis et les opportunités qui se présente à tous les jours pour moi», résume Nicolas Bolduc.

Développement, gestion de talents et formation dans l’industrie minière

Le développement et la gestion des talents nécessitent l’acquisition de compétences par la formation et en participant à des projets formateurs. « Chez Agnico Eagle, on assigne des projets ou des activités de formation, de courte ou de moyenne durée, pour développer des compétences précises chez l’employé. Les ressources humaines sont responsables de réaliser un suivi », exprime monsieur Bolduc. Le défi consiste à cibler les bonnes activités et les bons projets pour développer chaque personne. 

La technologie, telle la formation à distance, figure aussi parmi les nouvelles façons de répondre aux besoins des entreprises minières. À l’hiver 2016, l’Institut national des mines lancera, avec l’aide de partenaires, la formation des superviseurs miniers de premier niveau. « C’est un bon exemple de formation utile à l’industrie minière, car elle est adéquate pour ceux et celles qui auront à agir en supervision. Il faut que ça sorte rapidement pour que l’industrie puisse en bénéficier. Trop souvent, nous sommes en réaction afin de répondre immédiatement au besoin de l’entreprise », souligne le surintendant général chez Agnico Eagle.  

L’apprentissage par simulateurs permet également à l’industrie minière de développer les travailleuses et les travailleurs. « Il ne faut pas avoir peur d’innover et de changer. On le sait, c’est un gros projet. Il y a beaucoup d’argent à investir, mais il faut que les minières participent à cela et qu’elles se coordonnent avec les établissements d’enseignement. Dans un futur rapproché, il faut aller dans cette direction! », renchérit monsieur Bolduc. 

Le domaine des ressources humaines devient de plus en plus créatif et innovateur. « La main-d’œuvre change. Les besoins des jeunes sont différents. Ils veulent du temps, ce n’est plus uniquement une question d’argent. Aujourd’hui, ils veulent s’accomplir dans leur travail, tout en ayant l’opportunité d’être en famille, de voyager et avoir du temps de qualité », explique le
surintendant. « Il faut être innovateur dans ce créneau. L’organisation du travail doit s’adapter aux nouvelles réalités du marché du travail et à la nouvelle main d’œuvre qui est disponible. Avec la technologie d’aujourd’hui, il est possible de faire plus. Il est primordial de demeurer flexible et concurrentiel », conclu Nicolas Bolduc.

Saviez-vous que?

La formation en Technique en administration (option ressources humaines) se donne dans plus d’une quarantaine de cégeps au Québec et que le Baccalauréat en administration s’offre dans plus d’une dizaine d’universités du Québec? Il existe également le Microprogramme de 2e cycle en gestion appliquée à l’industrie minérale qui s’offre à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Deux choix de profil sont proposés soit évaluation économique et développement durable.