Communiqués


05 novembre 2014

Lancement du Rapport d’enquête sur l’enseignement par simulateur : le Plan Nord offre au Québec l’opportunité de relancer la formation minière en utilisant de nouvelles technologies





L’Institut national des mines du Québec (INMQ) lance aujourd’hui un Rapport d’enquête sur l’enseignement par simulateur minier. Cette enquête sur l’enseignement par simulateur traite de leur utilité pour former les opérateurs miniers, un poste clé dans toute exploitation minière à ciel ouvert ou souterraine. 

L’INMQ, de par son rôle, oriente ses recherches vers les nouvelles formules d’enseignement à distance de type apprentissage virtuel (e-learning) qu’offrent les établissements d’enseignement au Québec, au Canada et dans le monde. « Il s’agit d’une opportunité pour les établissements d’enseignement du Québec qui souhaitent innover dans leur façon de dispenser l’enseignement professionnel et technique, et ce, en tentant de répondre de façon précise aux besoins de l’industrie minière en constante évolution », a souligné le président-directeur général de l’Institut national des mines du Québec, monsieur Robert Marquis.

Ce rapport d’enquête documente le marché international du simulateur minier détenu par une poignée de concepteurs. Il identifie également un certain nombre d’entreprises minières actives au Québec et au Canada qui mettent à contribution les technologies de simulation les plus récentes directement sur leurs sites miniers pour la formation continue des travailleurs et pour former de nouveaux employés. C’est notamment le cas de Cliffs Natural Resources inc. qui offre dans son milieu de travail de la formation continue sur simulateur. « Le coût, le risque de blessure et le temps de formation des travailleurs sont des facteurs qui ont justifié l’implantation d’un simulateur directement dans notre entreprise. Nos employés peuvent ainsi développer et améliorer leurs compétences, ce qui pour l’entreprise se traduit par un gain de productivité », a mentionné madame Danièle Colpron, conseillère en formation et développement à la mine de fer du Lac Bloom.

Une lacune dans le réseau québécois de l’éducation 

Contrairement à plusieurs juridictions provinciales et territoriales canadiennes, les centres de formation professionnelle du réseau public québécois ne disposent pas actuellement de cette technologie de dernière génération pour la formation d’opérateurs miniers. L’intégration de simulateurs aux programmes existants offrirait de grands avantages, notamment pour assurer l’optimisation des programmes existants et pour répondre à une demande pressante de l’industrie concernant l’implantation d’un nouveau programme spécifique aux mines à ciel ouvert. « Dans le contexte du Plan Nord, l’apprentissage de métiers miniers, en utilisant davantage les technologies de simulation minière et en les adaptant au contexte éducatif public québécois, favoriserait aussi l’attrait des jeunes et la maîtrise de compétences essentielles au développement économique du Québec », a renchéri le président-directeur général de l’INMQ, monsieur Robert Marquis.

Recommandation de l’INMQ : réaliser un projet pilote

L’Institut national des mines propose la réalisation d’un projet pilote sur l’implantation de simulateurs miniers dans des centres de formation professionnelle du Québec. Ces centres seraient sélectionnés parmi ceux qui offrent soit une formation spécifique aux opérateurs d’engins miniers souterrains, soit une formation apparentée à celle demandée par l’industrie pour les opérateurs d’engins typiques des mines à ciel ouvert. Le projet pilote permettrait d’évaluer la performance technique des simulateurs, de mesurer l’impact de leur utilisation ainsi que les nouvelles habiletés à développer chez les enseignants. Il permettrait aussi de documenter les meilleures pratiques pédagogiques et de tester l’impact de ce mode d’apprentissage sur les premières cohortes d’étudiants formés. 

Dans les prochaines semaines, l’Institut national des mines du Québec fera suite à ce rapport d’enquête. Il déposera un avis au ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science (MESRS), monsieur Yves Bolduc. Cet avis proposera des pistes pour actualiser l’offre de formation de la main-d’œuvre minière en mettant à contribution les nouvelles percées technologiques en matière de formation par simulateur. 

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