L'innovation et la technologie au cœur des conférences offertes
lors de la journée de réseautage et d'échanges


En marge de Québec Mines 2014, près de 75 personnes ont participé le 17 novembre dernier à la journée de réseautage et d'échanges organisée par l'Institut national des mines (INMQ) en partenariat avec l'Association minière du Québec (AMQ). L'événement s'est ouvert aujourd'hui avec trois conférences portant sur la formation à distance assistée par ordinateur, sur l’utilisation et la disponibilité des simulateurs dans la formation des opérateurs et sur l’intégration de travailleuses et de travailleurs issus des Premiers Peuples au sein de la main-d’œuvre minière. En résumé, voici les trois conférences offertes.

Conférence 1 
Les environnements numériques d'apprentissage : développement d'applications pour le secteur minier

En collaboration avec quelques partenaires tant du domaine de l'éducation que du secteur minier, des membres de l'équipe de Institut national des mines, monsieur Pierre Labelle et madame Glorya Pellerin, ont expliqué le projet-pilote de formation à distance. Afin de créer une plateforme numérique, des formations données déjà en classe ont été utilisées dans ce projet-pilote.

L'équipe de l'Institut a mis en place un modèle de formation hybride qui met en alternance la formation à distance et la formation en classe ou en milieu de travail, le tout produit dans un environnement de formation technopédagogique. L'utilisation de la vidéo ou de la bande dessinée a permis de scénariser quelques cas afin d'offrir une valeur ajoutée à la formation. Trois formations sont en cours de développement.

La formation des formateurs et le module « Santé et Sécurité » du programme d'extraction du minerai ont été présentés aux participants de l'événement. Ces derniers ont pu découvrir les différents outils de l'application développée sur le Web et de voir les possibilités offertes.

À noter qu'une première formation de formateurs sera donnée à une cohorte en janvier 2015.

Conférence 2
Usage de simulateurs de machinerie lourde : Comment optimiser l'efficience opérationnelle des projets miniers grâce à la formation

Madame Louise Lajoie, Chef Conception de systèmes didactiques à la Formation, Simulation, Innovation de CAE, a offert une présentation sur les simulateurs miniers. D'entrée de jeu, la conférencière a questionné les représentants des secteurs de l'éducation et de l'industrie minière. À main levée, la majorité des participants ont affirmé que le simulateur était un outil nécessaire qui augmente assurément l'efficience des travailleurs en entreprise. Selon madame Lajoie, l'apprentissage par simulateur est expérientielle et se vit. Il permet d'apprendre à conduire des camions de 240 tonnes et plus ainsi que d'autres types d'équipement tels des grues.

Il existe trois niveaux de qualité des simulateurs : bas de gamme, moyen de gamme et haute fidélité. La formation, la simulation et l'évaluation sur le terrain sont trois éléments à considérer lorsqu'il est question d'apprentissage par simulateur. L'apprentissage par simulateur demande également une formation terrain. Malgré tout, madame Lajoie explique que le simulateur permet de régler certains obstacles rencontrés lors d'une formation conventionnelle sur le terrain. Le simulateur ne nécessite pas d'équipement réel ni d'aire de pratique en entreprise. Selon madame Lajoie, le simulateur n'est pas une solution toute faite, mais bien une solution à l'entraînement et à l'apprentissage dans un milieu de travail donné. Il permet de développer des compétences, des automatismes ou de recréer des situations très précises qui peuvent être vécues en milieu de travail.

Finalement, le simulateur semble profitable tant pour les établissements d'enseignement que pour les entreprises minières. Il permet même de faciliter la sélection de candidates ou candidats lors du recrutement. 


Conférence 3
L'intégration de travailleurs issus des Premiers Peuples à la main-d’œuvre minière : un ensemble de réussite

Né en 2008, le projet Tamatuamani a été créé afin de respecter l'Entente Raglan. Le terme Tamatuamani signifie une autre façon de faire mieux. Le projet désire favoriser l'embauche et la formation d'employés inuits à Mine Raglan. Les dernières statistiques démontrent que plus d'une centaine d'employés inuits travaillent sur le site actuellement et le taux de rétention est de 85%, très près du taux de rétention moyen des employés qui se situe à 92 %.

Le projet a mis en place quatre initiatives : le Centre d'emploi, la formation spécialisée, une mine-école et le programme R.I.D.E. (Rapid Inuit Development Employability). Les initiatives proposent d'aider les Inuits dans leur cheminement professionnel et d'offrir un soutien personnalisé afin qu'ils puissent suivre de la formation et accéder à des emplois. Certains employés inuits sont devenus des modèles dans la communauté et désormais, certains jeunes y voient une opportunité de carrière et un avenir certain.

Pour avoir accès la galerie de photographies de la journée.


Cette activité, organisée par l’Institut, est rendue possible grâce à la collaboration de l’Association minière du Québec.